Fêtes et traditions à Téhéran

Le calendrier festif de Téhéran superpose deux traditions. Les fêtes d'origine préislamique suivent le calendrier solaire et reviennent chaque année aux mêmes dates. Les commémorations religieuses chiites suivent le calendrier lunaire et se décalent d'environ onze jours par an.

Norouz

Norouz ouvre le nouvel an iranien à l'équinoxe de printemps, entre le 19 et le 22 mars, à l'instant exact calculé par les astronomes. Les familles dressent la table du haft-sin, garnie de sept éléments dont le nom commence par la lettre sin, parmi lesquels les pousses de blé, le vinaigre, la pomme, l'ail et le sumac. Les visites entre parents, voisins et amis occupent les jours suivants, les plus jeunes se rendant d'abord chez les aînés. Les congés durent treize jours et une partie des habitants quitte la ville. Norouz figure depuis 2010 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Tchaharchanbé Souri

La fête du feu tombe le dernier mardi soir de l'année, quelques jours avant Norouz. Des feux sont allumés dans les rues et les cours. Les participants sautent par-dessus les flammes en récitant une formule qui échange leur pâleur contre la rougeur du feu. Pétards, friandises et fruits secs accompagnent la soirée. Les autorités encadrent les rassemblements et signalent chaque année les risques de blessure.

Sizdah Bedar

Le treizième jour de l'année, le 13 farvardin, les habitants sortent pique-niquer en plein air. Les parcs de Téhéran et les vallées de l'Alborz sont alors saturés. Les pousses vertes du haft-sin sont jetées dans l'eau courante.

Nuit de Yalda

Yalda célèbre la nuit la plus longue de l'année, à la charnière des mois d'âzar et de dey, le 20 ou le 21 décembre. Les familles veillent ensemble autour de pastèques, de grenades et de fruits secs, et lisent des poèmes de Hafez. La fête est inscrite depuis 2022 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Mouharram et Achoura

Le mois de mouharram commémore la mort de l'imam Hussein à Kerbala en 680. Le dixième jour, Achoura, en constitue le sommet. Des cortèges de quartier défilent en noir sous la conduite des mosquées, des tentes de deuil s'installent dans les rues et des stands distribuent gratuitement thé, dattes et halva, une pratique appelée nazri. Le théâtre religieux tazieh rejoue l'épisode de Kerbala. Une partie des commerces ferme et l'atmosphère de la ville change nettement.