L'entrée en Iran suppose un visa pour les Français, les Belges, les Suisses et les Canadiens. Les recommandations officielles de ces quatre pays sont aujourd'hui très restrictives.
Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères indique qu'il est « formellement déconseillé aux ressortissants français, y compris binationaux, de se rendre en Iran, quel qu'en soit le motif ». Cette recommandation, actualisée le 9 mars 2026, classe tout le territoire iranien en zone rouge et signale un « risque significatif d'arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable ».
La Belgique a demandé début mars 2026 à ses ressortissants présents en Iran de quitter le pays au plus vite. La Suisse déconseille les voyages en Iran depuis le 2 août 2024. Le Canada classe le pays en « évitez tout voyage », dans un avis actualisé le 1er septembre 2026, et n'y dispose d'aucune représentation.
La démarche commence sur le portail du ministère iranien des Affaires étrangères, qui délivre un code d'autorisation. Le visa est ensuite retiré dans un consulat iranien. Le consulat de Paris relève les empreintes digitales, ce qui suppose la présence physique du demandeur. Les délais atteignent plusieurs semaines et la validité d'un visa de tourisme ne dépasse pas un mois.
Les Français, les Belges et les Suisses peuvent obtenir un visa dans quelques aéroports internationaux, dont Imam Khomeini. Il autorise trente jours et coûte 75 euros en espèces. Il ne s'obtient pas aux frontières terrestres et sa délivrance n'est jamais garantie. Les Canadiens en sont exclus et voyagent avec un guide agréé et un itinéraire déclaré, comme les Américains et les Britanniques.
Les autorités iraniennes ne reconnaissent pas la double nationalité. Un binational franco-iranien entré avec son passeport iranien ne peut pas solliciter la protection consulaire française. Les hommes de plus de dix-huit ans restent soumis au service militaire iranien. Le Canada signale que ses binationaux s'exposent à des interrogatoires, à une arrestation arbitraire et à la confiscation de leur passeport.
Le passeport doit rester valide au moins six mois. L'Iran n'appose plus de tampon sur celui de la plupart des touristes. Le visa et les mentions d'entrée et de sortie figurent sur une feuille séparée, récupérée au départ. Un tampon israélien entraîne un refus. Un séjour en Iran postérieur à 2011 fait perdre le bénéfice de l'exemption américaine ESTA.
L'importation d'alcool est interdite et la sortie d'antiquités exige une autorisation. La fiche d'entrée se conserve dans le passeport jusqu'à la sortie. Une assurance voyage valable en Iran figure parmi les pièces demandées. La prolongation du séjour se traite auprès de la police de l'immigration.