Entreprises à Téhéran

Téhéran concentre une part déterminante de l'activité économique iranienne. La capitale accueille les sièges sociaux, les administrations et une large fraction de l'industrie du pays.

Poids de la capitale

La province de Téhéran a produit près de 24 pour cent du produit intérieur brut national au milieu des années 2010, pour environ 17 pour cent de la population. Les services y représentent plus des trois quarts de la valeur ajoutée, devant l'industrie et une agriculture marginale. Chaque jour, entre un million et demi et deux millions de personnes viennent y travailler depuis les villes voisines.

Tissu industriel

L'agglomération rassemble une part importante des unités industrielles iraniennes. L'automobile occupe le premier rang, avec les deux constructeurs nationaux Iran Khodro et SAIPA, implantés à l'ouest de la ville et dans la province voisine d'Alborz. Suivent la construction électrique et électronique, la chimie et la pharmacie, le ciment, le textile et l'agroalimentaire. Les grandes unités pétrochimiques et sidérurgiques se trouvent ailleurs dans le pays, mais leurs directions restent à Téhéran.

Services et commerce

L'administration, la banque, l'assurance, la santé et l'enseignement supérieur emploient la majorité des actifs. Le grand bazar demeure un pôle de gros pour le tapis, le textile et le mobilier vendus dans tout l'Iran. Un secteur numérique s'est développé depuis les années 2010 autour du commerce en ligne, des applications de transport et des services de paiement, avec un écosystème de jeunes entreprises presque entièrement basé dans la capitale.

Place financière

La Bourse de Téhéran, créée en 1967, cote près de 400 sociétés dans la métallurgie, l'automobile, la chimie, les télécommunications et la banque. La Banque centrale et les principales banques commerciales y ont leur siège. Le marché reste presque exclusivement domestique, la présence d'investisseurs étrangers étant très faible.

Effet des sanctions

Les sanctions américaines, puis le rétablissement des sanctions des Nations unies fin septembre 2025, pèsent sur l'ensemble de ces activités. Les échanges avec l'étranger passent par des circuits indirects et des pays tiers. Les banques iraniennes sont coupées des réseaux internationaux de paiement, ce qui complique tout transfert de fonds depuis ou vers l'Iran.

Inflation et monnaie

L'inflation dépasse 40 pour cent par an depuis 2018 et a franchi 80 pour cent au milieu de l'année 2026. Le rial se déprécie vite, autour de 1,3 million de rials pour un dollar au printemps 2026 sur le marché libre, contre un taux officiel plus bas réservé à certaines importations. Dans la conversation courante, les prix s'expriment en tomans, unité valant dix rials, alors que les billets sont libellés en rials.