Téhéran compte environ neuf millions d'habitants pour la commune et plus de quinze millions pour l'agglomération. Le nord, adossé à la montagne, se situe plus haut, respire un air plus frais et concentre les quartiers aisés, les parcs, les cafés et les galeries. Le sud, plus bas et plus dense, rassemble les quartiers anciens, le bazar et les zones industrielles. Les écarts de niveau de vie entre les deux moitiés sont marqués. L'offre culturelle est fournie, avec musées, cinémas, salles de concert et scène artistique active, dans le cadre fixé par la réglementation.
Elle constitue la contrainte principale. De novembre à février, les inversions thermiques emprisonnent les polluants plusieurs jours de suite. Les pics conduisent à des fermetures d'écoles et d'administrations ainsi qu'à des restrictions de circulation. Une circulation alternée et des zones à accès limité s'appliquent dans le centre.
La délinquance violente est peu répandue et les déplacements ordinaires se font sans difficulté, y compris le soir. Les vols à la tire existent dans les transports et les marchés. Le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement les voyages en Iran et mentionne un risque significatif d'arrestation et de détention arbitraire pour les ressortissants français, binationaux compris. La photographie de sites officiels et l'usage de drones sont interdits. Les règles vestimentaires s'appliquent dans l'espace public, avec foulard et vêtements couvrants pour les femmes, pantalon et manches pour les hommes. Le risque sismique reste réel, une faille majeure passant sous l'Alborz.
Les hôpitaux publics et les cliniques privées présentent des niveaux inégaux. Certains médicaments importés manquent. L'électricité et l'eau connaissent des coupures, plus fréquentes en été et pendant les tensions sur la ressource. L'accès à internet est filtré et plusieurs services étrangers restent bloqués.
Rapporté à des devises étrangères, le coût de la vie reste bas, effet de la dépréciation du rial. Rapporté aux salaires locaux, il pèse lourdement. L'inflation dépasse 30 pour cent par an depuis plusieurs années, avec 38,7 pour cent en mai 2025. Les loyers du nord de la ville atteignent des niveaux élevés. Le carburant, les transports publics et plusieurs services de base demeurent subventionnés et bon marché.
Le métro exploite sept lignes, plus de 160 stations et environ 300 kilomètres de voies, pour deux à trois millions de voyageurs par jour. Le trajet coûte quelques centimes d'euro. Les voitures de tête et de queue sont réservées aux femmes, qui peuvent aussi emprunter les autres. Des bus en site propre complètent le réseau. Les taxis collectifs et les applications locales Snapp et Tapsi assurent le reste des déplacements. La circulation est dense et la conduite offensive.