Monde du travail à Téhéran

Téhéran concentre l'essentiel des emplois qualifiés du pays. Le marché reste tendu, marqué par une inflation forte et une création nette de postes très faible.

Marché du travail

Les services emploient environ deux tiers des actifs de la province, l'industrie un tiers. L'administration, les banques, la santé et l'enseignement figurent parmi les principaux employeurs. Le chômage officiel s'élevait à 7,6 pour cent au niveau national pour l'hiver 2025-2026. Ce chiffre bas tient à un taux d'activité faible, autour de 40 pour cent, et de 12 pour cent seulement chez les femmes. Sur la même période, environ 57 000 emplois nets ont été créés pour une population en âge de travailler en hausse de 825 000 personnes.

Chômage des jeunes et des diplômés

Le chômage des 15 à 24 ans atteignait 21 pour cent, et près de 35 pour cent chez les jeunes femmes. Les diplômés du supérieur se situaient autour de 10 pour cent. Le déclassement est fréquent et l'émigration des jeunes qualifiés reste importante.

Salaires et cotisations

Le Conseil supérieur du travail fixe chaque année le salaire minimum, applicable au 21 mars. Pour l'année iranienne ouverte en mars 2026, il a été porté à environ 166 millions de rials par mois, soit un peu plus de cent euros au taux du marché libre, après une hausse de 60 pour cent. Des primes de logement, d'alimentation et d'ancienneté s'y ajoutent. La cotisation sociale représente 30 pour cent du salaire, dont 23 points à la charge de l'employeur et 7 points à celle du salarié. L'impôt sur le revenu suit un barème progressif jusqu'à 35 pour cent.

Droit du travail

Le code du travail de 1990 fixe la durée légale à 44 heures par semaine, le vendredi étant jour de repos. Les salariés ont droit à un mois de congés payés par an et à une indemnité de fin de contrat d'un mois de salaire par année d'ancienneté. Les contrats à durée déterminée dominent. Les syndicats indépendants ne sont pas reconnus et la représentation passe par des conseils islamiques du travail.

Recherche d'emploi

Le recrutement repose largement sur les réseaux personnels. Les plateformes locales comme Jobinja, Jobvision et IranTalent publient la plupart des offres. Pour un francophone, les débouchés se concentrent dans l'enseignement des langues, la traduction et le tourisme.

Emploi des étrangers

Un ressortissant étranger ne peut travailler sans permis, même rémunéré depuis l'étranger. La demande est déposée par l'employeur auprès du ministère de la Coopération, du Travail et des Affaires sociales, qui vérifie l'absence de candidat iranien de qualification équivalente. Le permis vaut un an et se renouvelle. Les cadres relevant du régime FIPPA suivent une procédure allégée.