Téhéran est de loin la première ville d'Iran. Sa population a doublé depuis la fin des années 1970.
Le recensement de 2016 dénombrait 8 693 706 habitants dans la ville, contre 8 154 051 en 2011 et 7 711 230 en 2006. L'agglomération dépasse quinze millions de personnes. La comparaison avec les 4 530 223 habitants de 1976 donne la mesure de la croissance. La municipalité est découpée en 22 arrondissements. Le bâti s'étage entre 1 100 mètres d'altitude au sud et 1 700 mètres au nord.
Le persan est la langue commune et la quasi-totalité des habitants le parlent. Téhéran est en même temps la première ville azérie du monde par le nombre de locuteurs, environ un quart de la population ayant l'azéri pour langue familiale. Les Kurdes, les Mazandaranis, les Lors et les Arabes du Khouzistan forment d'autres groupes venus des provinces. La communauté arménienne d'Iran, environ 200 000 personnes au recensement de 2011, dispose à Téhéran de l'un de ses trois diocèses, d'églises et d'écoles où l'arménien est enseigné.
L'opposition entre le nord et le sud structure la ville depuis l'époque qajare. Les quartiers du nord, Zafaraniyeh, Elahieh, Jordan ou Niavaran, sont les plus aisés. Le sud reste plus populaire et plus dense. Une enquête de 2010 indiquait que 63 pour cent des habitants étaient nés à Téhéran, le reste venant des provinces.
Le football domine. Persepolis, fondé en 1963, et Esteghlal, fondé en 1945, s'affrontent lors du derby de Téhéran au stade Azadi. Cette enceinte, longtemps annoncée à 100 000 places, en compte environ 78 000 après rénovation. Les montagnes de l'Alborz offrent la randonnée et le ski à courte distance, à Tochal au nord de la ville, puis à Dizin et Chemchak. L'agglomération compte plus de 2 100 parcs, soit près de 20 pour cent de sa superficie.
Les grands quotidiens nationaux sont édités à Téhéran. Hamshahri, publié par la municipalité, est le plus diffusé du pays. Keyhan, Ettelaat et Chargh comptent parmi les autres titres établis. Tehran Times et Iran Daily paraissent en anglais. La radio et la télévision relèvent de l'IRIB, organisme public qui exploite une centaine de chaînes et dépend du Guide suprême. La presse fonctionne sous un régime d'autorisation et de nombreux sites internet sont bloqués.