Téhéran compte plusieurs milliers d'établissements, du comptoir de brochettes au restaurant panoramique. La cuisine persane domine largement, mais les tables internationales existent dans les quartiers nord.
Le kababi sert des grillades sur place ou à emporter, sans réservation. Le sofrekhane, maison de thé traditionnelle, propose des plats mijotés dans un décor ancien, parfois avec de la musique en soirée. Les restaurants internationaux couvrent les cuisines italienne, libanaise, indienne et fusion. Les chaînes de restauration rapide iraniennes bordent les grands axes.
Un repas simple dans un kababi de quartier revient à quelques euros. Une table de gamme moyenne se situe entre dix et vingt euros par personne. Les adresses haut de gamme du nord dépassent souvent trente euros. Les cartes bancaires étrangères ne fonctionnent pas en Iran, et le paiement se fait en espèces ou avec une carte prépayée locale destinée aux visiteurs. Le pourboire n'est pas obligatoire, mais un supplément de cinq à dix pour cent reste d'usage.
Vali-e Asr, Jordan, Tajrish et Saadatabad concentrent l'offre du nord de la ville. Darband aligne des terrasses au bord du torrent, au pied de l'Alborz. Le bazar et le centre historique gardent des maisons anciennes très fréquentées à midi. La tour Milad abrite un restaurant tournant.
Le déjeuner se prend entre midi et 15h. Le dîner commence rarement avant 20h. Beaucoup d'établissements du nord ferment vers minuit, plus tard le week-end, qui tombe le jeudi et le vendredi. Pendant le ramadan, les salles restent fermées durant la journée.
Le thé noir accompagne tous les repas. Le doogh, boisson au yaourt salé, se sert avec les grillades. Les sharbats sont des sirops de fruits allongés d'eau. La bière sans alcool à base de malt se trouve partout, nature ou aromatisée.
La vente et la consommation d'alcool sont interdites en Iran depuis 1979. Aucun restaurant ni café n'en sert. L'importation de boissons alcoolisées est prohibée à la frontière. Les sanctions vont de l'amende à la peine de prison et aux châtiments corporels, avec un risque d'expulsion pour les étrangers. Les alcools de contrebande provoquent en outre des intoxications au méthanol.