Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères classe l'ensemble du territoire iranien au niveau d'alerte le plus élevé et déconseille formellement les voyages en Iran. Il signale un risque significatif d'arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable pour tout visiteur français, binationaux compris. L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité. Un Franco-Iranien entré avec son passeport iranien ne peut pas bénéficier de la protection consulaire française.
Le visa est obligatoire pour les ressortissants français. Un séjour de longue durée suppose un visa correspondant au motif, professionnel, familial ou universitaire, obtenu avant le départ auprès d'une représentation iranienne. Sur place, la délivrance et le renouvellement de la carte de séjour relèvent du bureau des étrangers de la police. Le permis de travail constitue une autorisation distincte, demandée par l'employeur auprès du ministère du Travail. L'inscription au registre des Français établis hors de France se fait auprès de la section consulaire de l'ambassade à Téhéran.
La communauté française d'Iran est de taille modeste et se concentre à Téhéran. Elle regroupe surtout des agents de l'ambassade, des enseignants, quelques salariés d'entreprises et des couples franco-iraniens.
Les sanctions internationales pèsent sur l'activité économique et sur les transferts financiers. Peu de groupes français conservent une implantation directe. Les postes ouverts relèvent principalement de la diplomatie, de la coopération culturelle, de l'enseignement, de l'énergie et de quelques activités industrielles ou humanitaires. Les virements bancaires internationaux vers l'Iran sont difficiles, ce qui complique le versement des rémunérations depuis la France.
Les expatriés se logent surtout dans le nord de la ville, autour de Zafaraniyeh, Elahieh, Farmanieh et Jordan. Les baux se signent généralement pour un an. Le système du rahn combine un dépôt important versé au propriétaire et restitué en fin de contrat avec un loyer mensuel parfois réduit ou nul. L'inflation, supérieure à 35 pour cent par an, fait évoluer rapidement les montants demandés.
L'École française de Téhéran appartient au réseau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Elle accueille les élèves de la toute petite section à la terminale, avec un effectif réduit de l'ordre de soixante-dix élèves. Ses niveaux sont homologués par le ministère français de l'Éducation nationale, à l'exception de la toute petite section. L'établissement se trouve avenue Shariati.
Téhéran dispose d'hôpitaux publics et de cliniques privées dont le niveau varie, avec de nombreux praticiens formés à l'étranger. Les soins se règlent en espèces puisque les cartes étrangères ne fonctionnent pas. Une assurance couvrant l'évacuation sanitaire est utile, sous réserve que l'assureur accepte l'Iran, ce qui n'est pas systématique. Certains médicaments importés connaissent des ruptures d'approvisionnement.