Aller à Téhéran par la route

L'accès à Téhéran par la route depuis l'Europe reste techniquement possible, mais les autorités françaises déconseillent formellement tout voyage en Iran. Les éléments ci-dessous décrivent un trajet en véhicule personnel et supposent des frontières ouvertes.

Itinéraire depuis l'Europe

La route passe par les Balkans, ou par l'Italie et la Grèce avec un ferry, puis traverse la Turquie d'ouest en est. Depuis Istanbul, l'itinéraire courant suit Ankara, Sivas, Erzurum et Doğubayazıt jusqu'au poste frontière de Gürbulak. Il représente environ 2 440 kilomètres et près de vingt-huit heures de conduite effective, sans compter les arrêts ni le passage de la douane.

Passage par la Turquie

Gürbulak, face à Bazargan côté iranien, constitue le point d'entrée principal des voyageurs venus d'Europe. Les postes de Sero et de Razi offrent des solutions de repli. De Bazargan, la route continue vers Maku, Tabriz, Zanjan et Qazvin avant d'atteindre Téhéran.

Formalités pour un véhicule étranger

L'Iran exige un carnet de passages en douane pour l'admission temporaire d'un véhicule. Mobilité Club France, seul organisme habilité à délivrer ce document en France, exclut l'Iran de son champ, au même titre que la Syrie, la Libye, le Yémen et le Soudan. Un automobiliste français ne peut donc pas obtenir ce carnet pour l'Iran dans les conditions habituelles.

Le permis de conduire international accompagne le permis national et le passeport. Le visa s'obtient avant le départ, le visa à l'arrivée ne s'appliquant qu'aux entrées par avion.

Assurance du véhicule

L'Iran est suspendu du système de la carte verte depuis le 1er janvier 2024 et la couverture n'y est plus reconnue. Une assurance de responsabilité civile iranienne s'achète donc au poste frontière ou auprès d'un assureur local.

Réseau routier et conduite

Les grands axes iraniens comportent de nombreuses autoroutes, dont celle qui relie Téhéran à Tabriz. Leur état est correct, la qualité se dégradant sur les routes secondaires et dans les zones isolées. Les vitesses autorisées s'établissent à 50 km/h en agglomération et de 80 à 120 km/h sur voies rapides. La circulation de Téhéran est dense et la conduite locale suit des usages peu prévisibles pour un conducteur européen.

Carburant

L'essence reste très bon marché grâce aux subventions publiques. Les stations fonctionnent avec un système de cartes de carburant, et les conducteurs étrangers passent en général par la carte d'un tiers ou du pompiste. L'essence se trouve plus facilement que le gazole.